Monter un film d'épouvante

Si vous souhaitez créer votre propre film d'horreur pour célébrer Halloween, ou tout type de scène dramatique, vous devez introduire deux ingrédients essentiels : la tension et le suspense.

Voici nos quatre principaux conseils pour « l'apprenti-réalisateur » de films d'horreur :

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  1. Visualisez mentalement votre film sous forme de scènes.
    Décomposez d'abord votre histoire en différentes scènes. Considérez chaque scène comme une histoire propre, avec un début, un milieu et une fin. Une scène peut être de n'importe quelle durée, mais pour un film de style hollywoodien, la moyenne est généralement comprise entre une et trois minutes. Chaque scène doit commencer par exposer le lieu de l'action, puis le contenu de l'action, et se terminer par une situation modifiée. Ainsi, chaque scène contribue à la progression dramatique de votre histoire.

  2. Insérez des plages musicales.
    Dans une scène où les dialogues ne sont pas centraux, ajoutez un fond musical à la timeline, puis coupez sur la musique. Essayez de couper sur une mesure de rythme. Ainsi, la tension de votre musique augmentant, votre montage possédera également un rythme structuré.

  3. Ne laissez pas votre héros occuper constamment l'écran.
    Le public doit savoir certains éléments que le personnage principal ne connaît pas. Ainsi, chaque chose que le héros fait sans se douter de rien ajoute à la tension dramatique. Par exemple, un ouvrier travaillant dans une cour de ferme ne constitue pas une scène chargée de tension a priori. Mais si le spectateur sait que quelqu'un l'observe depuis la grange, tous les mouvements du personnage en direction de cette grange participent à la montée en puissance du suspense.

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    Construisez le rythme de votre film.
    Jouez sur la durée des séquences et le contenu de l'action pour créer des accélérations et ruptures de rythme à l'intérieur de vos séquences. Lorsque l'action s'intensifie, privilégiez les plans courts, d'une seconde ou moins encore, pour créer un effet d'accélération. Pour les scènes moins tendues, plus descriptives, ralentissez le rythme en utilisant des plans plus longs.

  5. Tout est dans le jeu des acteurs.
    Dans les films, la peur ne tient pas en soi à la présentation de choses effrayantes à l'image. En réalité, elle découle bien davantage de la réaction des personnages telle qu'elle apparaît à l'écran, et de ce que le spectateur sait de la suite de l'action. Un vélociraptor n'est pas particulièrement effrayant par lui-même. En regardant « Sur la terre des dinosaures », le public ne se cachait pas derrière le canapé. En résumé, pour rendre votre film plus effrayant, montrez la victime davantage que le monstre.

  6. Suivez l'exemple du Projet Blair Witch.
    Le Projet Blair Witch ne présentait presque aucune violence. Le "méchant" était absent de l'écran du début à la fin. La direction d'acteurs et la réalisation étaient vraiment minimalistes. Toute la force du film résidait dans son montage. Son style apparemment amateur cache en réalité un redoutable travail d'orfèvre du monteur.

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    Soignez le son.
    Ne négligez pas la piste audio. Offrez au spectateur quelques plages sonores bien senties et laissez-lui imaginer le reste. Montrer un meurtre à l'écran peut produire un effet ridicule, en particulier si votre costume de loup-garou n'est pas au point. Présenter des ombres sur un mur vide, avec les effets sonores d'un meurtre, peut se révéler beaucoup plus efficace - et moins coûteux.

  8. Utilisez les gros plans.
    Les plans rapprochés permettent non seulement à vos interprètes de mieux montrer leur effroi et leur angoisse, mais ils empêchent aussi le spectateur de prêter attention à ce qui se prépare. Un gros plan montrant les doigts d'un personnage ouvrant une porte ou son visage lorsqu'il se faufile dans l'entrebaillement pousse le public à se demander ce qui se passe en dehors du champ de l'image.

  9. Créez un premier effet de résolution de la tension.
    Nous avons tous vu ce genre de scènes : la tension monte lentement tandis que notre héros recherche dans une pièce vide et obscure la source de bruits étranges, puis le soulagement nous libère lorsqu'il découvre un chat noir miaulant dans un recoin. La tension se relâche ainsi brusquement et tout le monde croit que le danger est passé.

  10. Prenez le spectateur au dépourvu.
    C'est justement là que le monstre ou le méchant fait irruption. Lorsque tout le monde croit que le point culminant de l'action est dépassé, le réalisateur prend le public par surprise en lui assénant le coup de grâce qu'il n'attend plus. Un plan très court, d'une fraction de seconde, couplé à un effet sonore ou musical puissant, suffit à faire brusquement sursauter le spectateur.